SUPERSTITIONS D'ICI
ET D'AILLEURS

De l'Amérique à l'Asie,
en passant par l'Europe, les superstitions nous apprennent
que ce qui est bénéfique chez nous ne l'est pas
forcément chez nos voisins. Lorsqu'on est superstitieux,
le déroulement de la journée peut faire la différence
entre la vie et la mort.
L'ENFANT.
L'enfant du lundi est beau du visage.
L'enfant du mardi est plein de grâce.
L'enfant du mercredi est plein de chagrin.
L'enfant du jeudi va aller loin.
L'enfant du vendredi est généreux et aimant.
L'enfant du samedi travaillera durement dans son métier.
Mais l'enfant qui est né le Dimanche le jour sera juste
et sage, bon et gai.

LE NUMERO 13.
Selon les pays, ce chiffre est considéré comme
bénéfique ou maléfique. Seule croyance
redoutée dans le monde entier, en ce qui concerne cette
superstition:
le fait de se retrouver 13 convives à table.
Etre 13 à table annonce la
disparition de l'un des convives présents, ou que l'un
des convives sera trahi par l'un des autres. Dans le Nouveau
Testament, lors de la Dernière Cène, Jésus
et les apôtres étaient 13 à table. Pour
les chrétiens, le 13 évoque Judas. Aux Etats-Unis
pas de 13e étage dans les immeubles, pas de chambre
n°13 dans les hôtels, pas de place 13 dans les avions.
Dans la tradition hébraïque, le 13 est associé à la
métamorphose, symbole de chance. Ainsi, il est souvent
considéré comme un porte-bonheur.
LE PAIN.
Mettre le pain sur dos, une croyance
moins répandue, mais bien réelle, dans les campagnes.
On le retourne vite, lorsqu'il n'est pas déposé sur
la table du côté des rainures que le boulanger
trace sur lui avant de l'enfourner. Cette superstition remonterait
au Moyen Age, époque à laquelle les boulangers
mettaient la part de pain destinée au bourreau à l'envers.
Comme quoi, les résurgences du passé peuvent
transcender les années, voire les siècles.

LE SEL.
Ingrédient essentiel du culte égyptien,
le sel est considéré comme un signe d'alliance
dans la Bible. Etant lié à la mer dont nous sommes
tous issus, symbole de vie et de fertilité, on lui confère
bien des propriétés. Au fond d'une poche, il
préserve du Diable. Sur la langue d'un enfant qu'on
baptise, il a les mêmes propriétés. Si
l'on renverse du sel sur une table, il faut en lancer une pincée
par-dessus son épaule gauche pour être préservé du
mauvais sort. Au Moyen Age, le sel conjurait le mauvais sort,
il fallait en mettre dans les coins de chaque pièce
d'une maison.

L'AIL.
Cet aliment auquel on prête
mille vertus a été mis à toutes les sauces.
Il protégerait du mauvais oeil, des serpents, des malheurs,
des vampires et permettrait de guérir bien des maux,
comme la fièvre, les insomnies, les verrues ou les hémorragies.
Et quand la science vient confirmer ses vertus médicinales
avec ses effets positifs sur l'appareil digestif et le système
cardio-vasculaire, on peut parler de l'ail comme d'un remède
par excellence de tous nos petits bobos, du corps et de l'âme.
Grecs et Romains l'utilisaient pour combattre ou pratiquer
un sport. En Babylonie, il était censé chasser
les mauvais esprits. Les Egyptiens le pendaient au cou des
enfants pour purger leurs intestins.

L'ARAIGNEE.
En France, une araignée annonce
la chance comme en Chine. N'ayez pas peur de la laisser grimper
sur vos vêtements pour être riche prochainement.
Mieux vaut la croiser le soir (espoir) que le matin (chagrin).
La tuer porte malheur.

LE COUTEAU.
En France, il ne faut jamais croiser
deux couteaux ou un couteau et une fourchette sur une table,
le malheur rentrerait dans la maison. En revanche il est bon
de les croiser sur une fenêtre, à l'extérieur
de la maison, afin qu'elle soit protégée des
mauvais esprits. Vous ne devez jamais offrir ou accepter de
recevoir en cadeau des couteaux. L'amitié sera brisée, à moins
que vous donniez une pièce de monnaie en échange.
Faire tomber un couteau annonce une visite dans la journée.
Si vous souhaitez dormir tranquille, placez un couteau sous
votre matelas. Ainsi vous n'aurez plus de cauchemars.

LE PARAPLUIE.
Ouvrir un parapluie dans une maison
portait malheur et était considéré comme
un blasphème. Le déployer par beau temps attire
la pluie. Les Américains pensent que le sortir
empêcherait le mauvais temps de venir. Ne jamais poser
votre parapluie sur un lit car vous aurez à subir une
dispute familiale dans les heures suivante. De la même
manière, ne le mettez pas sur une table.

LE BALAI.
Balayer devant sa porte empêche
les mauvais esprits de rentrer chez soi. Mais il ne faut jamais
le faire après le coucher du soleil ou le jour de la
Tousaint. Ne chassez pas la poussière à l'extérieur
car la chance partirait avec. Pour empêcher un invité indésirable
de revenir, balayez la pièce dans laquelle il est resté juste
après son départ. Ne penchez pas un balai contre
un lit. Les mauvais esprits y jetteront un mauvais sort. Les
Américains ne le posent jamais sur un lit de peur que
cela ne présage un décès. Les Ecossais
le jettent vers quelqu'un pour lui souhaiter bonne chance.
Les Africains pensent que frapper un homme avec le rend impuissant.

LE CHAT NOIR.
En Egypte, le chat et la divinité Bastet,
la chatte, sont des figures positives. Les cendres d'un chat
incinéré après sa mort chassaient les
mauvais esprits. Les enfants portaient une représentation
de l'animal en médaillon autour du cou pour éviter
tout danger. En Occident, le chat évoquait à la
fois l'hypocrisie et la sournoiserie. Au Moyen Age les chats
voient leur cote de popularité baisser. Associés
aux rats, ils suscitent le dégoût, en particulier
quand ils sont noirs car ils sont des compagnons de Satan,
voire le diable en personne. En croiser un, de grand matin,
annonce tempêtes, disputes et trahison. Le chat noir était
réputé pour être le compagnon des sorcières
et du diable. Croiser un chat en Perse, dans le monde arabe
ou en France annonçait un grand malheur. En Turquie,
il présageait une dispute. Les Américains n'aiment
pas voir un chat le matin, signe d'une mauvaise journée.
En Chine, il préservait des mauvais esprits. Au Cambodge,
sa venue signifiait le retour de la pluie après la sécheresse.
Les Africains estiment qu'il est le seul animal refusant une
alliance avec le mal. En Angleterre, avoir un chat en motifs
imprimés sur ses vêtements favoriserait la chance.

LE TREFLE.
Il est aussi synonyme de chance et
d'argent.
Au hit-parade des porte-bonheur,
il figure sans doute à la première place, ex
aequo avec le fer à cheval. Sans doute est-ce sa rareté qui
en fait un objet d'exception auquel on prête des vertus
surnaturelles. En tout cas, notre société mercantile
a bien compris les bénéfices qu'une telle superstition
peut permettre d'amasser puisqu'on vend aujourd'hui des graines
de trèfles à quatre feuilles.

LE FER A CHEVAL.
Il porte bonheur, à condition
d'être trouvé par hasard sur un chemin, d'avoir
l'ergot qui s'accroche à la corne du sabot tourné vers
le sol et de comporter sept trous, quatre sur la branche gauche,
trois sur celle de droite. Il protège du Diable lorsqu'il
est cloué en forme de C, face à la porte d'entrée.

LA COULEUR BLANCHE.
En Afrique, les premiers blancs furent
assimilés à des revenants. Au Mexique, les Aztéques
honoraient les morts avec la couleur blanche. Le linceul n'est-il
pas blanc, symbole d'immortalité. Chez les Chinois,
le blanc marque la vieillesse et la mort, comme au Maghreb
et en Afrique noire. En Occident, le blanc est symbole de pureté et
de chasteté, couleur que l'on retrouve dans la robe
de mariée. Pourtant rêve de blanc est signe de
deuil. Si vous avez un entretien portez-en pour triompher.

LA COULEUR NOIRE.
Symbole de la mort et de la malédiction,
le noir est mal perçu. Pourtant, en Egypte, associé au
dieu Min, il signifiait la fertilité. Aujourd'hui, la
soutane noire du prête est symbole de charité et
d'humilité. En Afrique, les femmes portent du noir pour éviter
l'éblouissement des sentiments. Au Mexique, la Vierge
noire est le symbole de la foi. En Asie, le Yin est représenté par
le noir et le cercle blanc à l'intérieur évoque,
lui, la renaissance.

LA COULEUR VERTE.
Attirerait malheur et malchance à celui
qui la porte. Plusieurs explications coexistent: le fait que
ce soit la couleur de l'oxyde de cuivre, un poison mortel.
Elle est aussi, depuis le XIIIe siècle, la couleur du
diable. Et il s'agit d'une nuance que les teinturiers avaient
du mal à fixer, en raison de son instabilité chimique.
En Chine, Porter du vert est bénéfique. En Occident,
le vert était mal vu car, au Moyen Age, c'était
la couleur des habits des fous et des sorcières. D'autres
pensent que porter du vert préserve des ennemis. Les
Anglais n'apprécient guère qu'un convive porte
du vert à un mariage. Chez les musulmans, le vert, couleur
du prophète, porte chance.

PASSER SOUS UNE ECHELLE.
Est une superstition très
répandue, née d'un mythe égyptien qui
faisait du triangle une figure sacrée dans laquelle
on ne pouvait pénétrer. La religion catholique
la transpose ensuite en assimilant le triangle à la
sainte Trinité.

TOUCHER DU BOIS.
Voilà une superstition très
répandue que la religion n'a pas réussi à battre
en brèche. Cette croyance date de la Grèce ancienne, époque
où toucher du bois signifiait se mettre en contact avec
le Dieu Atar, le génie du feu dont on pouvait ainsi
capter un peu d'énergie divine. Cette superstition a été christianisée
longtemps après par référence à la
croix sur laquelle Jésus fut crucifié.

CASSER DU VERRE BLANC.
Porte-bonheur, sauf si on l'a fait
exprès. Autant de morceaux, autant d'années de
bonheur. Par contre, briser un miroir causera sept ans de malheur.

PAPILLON.
Si le premier papillon que vous voyez
de l'année est blanc,
vous aurez la chance avec vous toute l'année.
Et aussi trois papillons ensemble signifient la chance.
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