Parfois au cours de nos navigations, nous découvrons des textes que nous aimons. Chansons, poèmes ou prose, ils nous marquent. Voici quelques textes qui m'ont plu.


Un texte qui de GF. Bernardini (I MUVRINI) qui dit ce que la plus part des Corses pensent :

Ils l'ont tant voulue
C'est cette Corse-là qu'il leur fallait
C'est cette Corse-là qui leur manquait
C'est bien ainsi qu'elle leur est nécessaire aujourd'hui
C'est bien ainsi qu'ils l'ont rêvée
Elle est la leur désormais
Elle est à eux, bien à eux...

Nous, nous nous gardons la nôtre.
La leur est à la Une, la nôtre est en silence,
La leur est un portrait qui fait peur sous une colère qui gronde
La nôtre est dans l'éternité d'un village qui, inlassablement veille la vie,
La nôtre parle à la terre
Et la terre lui répond

La leur est un mur immense sur les chemins de paix
La nôtre est gravée sur le seuil des fontaines
sur les arbres centenaires
sur les pas du berger qui ramène un troupeau

Elle est cet enfant sur le chemin de l'école, un cartable à la main,
des rêves plein les yeux

La leur est un problème qui sème le doute et l'erreur ...
Une menace, une excuse, un malentendu...
La leur est une prison

Qu'ils ne cherchent pas plus loin, c'est bien ainsi qu'ils la voulaient
Qu'ils ne la renient pas,
Qu'ils ne renient aucun de ses enfants,
Qu'ils en acceptent la maladresse et l'impuissance des gestes fous
Qu'ils n'enlèvent rien , elle leur appartient,
Elle est à eux, bien à eux...
avec ses lendemains de frustration et d'inquiètude
C'est bien ainsi qu'ils l'ont voulue
Elle leur suffira toujours

La nôtre,
La nôtre est une conscience qui marche près d'une flamme qui ne s'éteint pas
Elle est dans la confiance et dans la force que la vie pose sur le visage des Pères
Elle est une porte ouverte, une caresse à tout les hommes du monde
La nôtre garde ses mains de paysans

Elle ne demande rien,
Elle ne quémande pas
Elle ne veut rien, rien d'autre que garder son âme dans la paix d'une maison et dans
la paix du monde
Elle est une femme qui attend un enfant
Elle est cet enfant qui vivra
Elle est cette petite fille qui chantera encore, ce chant qui s'élève, porté par des
milliers de voix.
Oui, elle est ce peuple qui chante...
Elle n'est rien que cette voix qui répondra encore et encore...
bien après...
bien après eux ...
et au-delà de nous tous ...

La nôtre est un chant, une espérance, un hymne à la beauté du monde
La nôtre est un amour qu'ils ne savent pas
La nôtre est une amour qu'ils n'entendent pas
La nôtre,
La nôtre est un amour qu'ils n'éteindront pas...

Un texte sur l'Amitié :

J'aimerais être pour toi l'ami que tu as été pour moi.
J'aimerais te donner le soutien
que tu m'as toujours apporté avec joie.
Je voudrais, à chaque instant de la journée,
compter pour toi autant que tu comptes pour moi,
toi mon ami de toujours.

Lorsque deux personnes se connaissent aussi bien que nous,
elles n'ont pas besoin de se voir souvent
pour se savoir étroitement liées.

Nous avons la certitude
de pouvoir toujours nous comprendre mutuellement
et d'être en mesure de renouer le fil de notre amitié,
peu importe la date de notre dernière rencontre.

Quelle que soit la distance qui nous sépare,
nous demeurons proches par la pensée,
et c'est d'abord cela qui compte...

La facilité avec laquelle nous devinons
nos pensées et nos sentiments respectifs
ne cesse de m'émerveiller.
Nous nous lamentons ou rions ensemble,
nous sommes solidaires dans le tracas comme dans la joie.
Peu importe le moment et la fréquence de nos rencontres,
indépendamment des expériences que nous vivons,
chacun de son côté, nous retrouvons notre amitié intacte.

Cette belle amitié faite pour durer me procure un plaisir sans cesse renouvelé
et dont je ne pourrais plus me passer.

Un texte sur le monde de l'imaginaire :

Fermez les yeux un instant
Quel est l'endroit ou vous aimeriez être le plus en ce moment ?
Fermez les yeux un instant, simplement qu'un instant pas plus.
Car parfois il ne suffit que de fermer les yeux un instant, pour se voir transporter dans un endroit merveilleux
celui où vous aimeriez être le plus en ce moment.

Rêver c'est...s'imaginer être à un autre endroit...à une autre époque.

Yeux fermés, il ne suffit que d'un moment pour entendre une douce musique celle qui vous rappelle tant de souvenirs.
Qu'un tout petit instant pour entendre cette voix aimée murmurer à votre oreille.
Yeux fermés, retrouver ce parfum familier de votre enfance celui qui vous est cher.
Sentez la présence d'une personne chère à votre coeur.

Rêver c'est... mettre de la couleur dans sa vie

Sans le rêve cette faculté qu'à le pouvoir de l'imaginaire, il n'y aurait pas de poésie possible, pas de rêves possibles, sans eux la vie semblerait bien triste et terne, vide de tout sens.

Rêver c'est...de savoir s'émerveiller sur de tout petits rien de la vie.

Laissez-vous aller, prenez le temps parfois de faire cette petite ballade
dans ce monde merveilleux qu'on appelle .................... l'imaginaire

Une chanson de Michel Fugain quand il chante la Corse :

Ici le vent se déchire, la mer se brise et respire.
L'odeur des maquis des forêts.
Ici les montagnes sont fières.
N'ont laissé que quelques pierres.
A la vigne et aux oliviers.

Ici un homme se sent vivant.
Ici un homme se sent plus grand.
Ici un homme a le temps.
Ici le mots semblent différents.
Ici la vie se vit autrement,
se vit autrement sur ce radeau, sur ce bateau;

Cette île au milieu de l'eau.
C'est une île où il fait toujours bleu.
C'est une île comme il en reste peu.
Ici les gens sont silence;

Et ne disent ce qu'ils pensent,
qu'à celui qui sait écouter.
ici vit un peuple libre,
sa terre est son équilibre;

Ici la mémoire est un trésor,
ici la parole vaut de l'or,
ici on se parle encore
Ici loin des villes et loin du bruit,
ici je viendrai finir ma vie,
finir ma vie sur ce radeau sur ce bateau.

Cette île au milieu de l'eau.
C'est une île comme il en reste peu.

Une autre de Renaud, quand il chante les hommes :

On se connaissait peu, je le croisais parfois
Dans un bar parisien, à deux pas de chez moi
Nous buvions quelques verres jusque tard dans la nuit
Etait-ce le chemin pour devenir amis ?

Il m’expliquait sa terre, son peuple, son pays
J’écoutais en silence, attendri

Me parlait d’Ajaccio, de Calvi, de Bastia
Des corrompus notoires, des élus, des mafias
Et des encagoulés réunis au fond des bois
Pour défier la justice et ce putain d’Etat

Moi qui'ai toujours aimé tous les Robins des Bois
Les peuples insoumis, j’aimais ça...

S’est fait buter un soir aux abords du maquis
S’est fait flinguer, pourquoi? et par quel ennemi ?
Avait-il tué d’abord pour être tué aussi ?
Etait-il un rebelle, était-il un bandit ?

Tu me manques ce soir et je parle de toi
A ta douce compagne qui pleure près de moi
Les mots qu’elle ne dit pas c’est la loi de l’Omerta
De ce pays que j’aime quand il vit libre, épanoui
Loin du bruit, d'la fureur des fusils...

La Chanson du site en corse avec la traduction en français :

Di

Dì, tuttu hè finitu ti ne vai
Seremu soli à l’oramai
Face disertu in core à mè

Dì, u nostru focu l’anu spintu
Sò tutti l’altri chì anu vintu
Un mi dumanda più perchè

Dì, quand’ellu vulterà Natale
Chi u ricordu ferà male
Ùn canteraghju chè per tè

Dì, dì, dì, hè ora diggià

Dì, issa figliuluccia inzuccherata
L’anu tantu sunniata
Ch’ella s’assumigliese à mè

Dì, ma cumu hè che tu ùn rispondi
Vai diggia pè l’altri mondi
Cumu hè che tù ùn parli più

Dì, dì, dì, hè ora diggià

Dì, ma pienghjerai una altra volta
A tenga aperta la moi porta
Pè quand’è tù veni à pighjà

Dì, serai tù lu moi viaghju
Duve ne vo t’aspetteraghju
Una ferita in lu campà

Dì, dì, dì, hè ora d’andà

Dis

Dis, tout est fini et tu t'en vas
Nous restons seuls désormais
Mon coeur est devenu désert

Dis, on nous a éteint ce feu
Ce sont les autres qui ont gagné
Ne me demande pas pourquoi

Dis, lorsque reviendra Noël
Que le souvenir fera mal
Je ne chanterai que pour toi

Dis, dis, dis, c'est l'heure déjà

Dis, cette petite fée aimée
Tu l'avais tant et tant rêvée
Tu voulais qu'elle me ressemble

Dis, mais pourquoi ne me réponds-tu
Tu es déjà partie ailleurs
Pourquoi ne parles-tu pas

Dis, dis, dis, c'est l'heure déjà

Dis, mais tu pleureras une autrefois
Je la tiens ouverte ma porte
Pour lorsque tu viendras frapper

Dis, tu seras mon voyage
Là où je vais je t'attendrai
Comme une blessure dans ma vie

Dis, dis, dis, c'est l'heure de partir